samedi 1 juillet 2017

belkissen mouloud

les élections législatives du 04 mai dernier

Comme convenu, les élections législatives du 04 mai dernier n'ont rien changé. L'assemblée de godillots perdure et les strapontins " accordés " à l'opposition confirment et confortent le statu quo.

De toute évidence, le vrai pouvoir n'est pas dans cette assemblée même si pour la première fois une petite centaine de chefs d'entreprise y siègent. Des entrepreneurs pas suffisamment libérés de la rente et surtout encore dépendants d'une administration aux ordres.

Le vrai pouvoir serait peut être au sein de certains ministères dans lesquels des changements sont opérés depuis peu. Des changements médiatisés de hauts cadres connus pour leur implication dans les choix politiques arrêtés depuis peu suite à la baisse significative et durable du baril de pétrole.

Confronté à la chute des recettes en devises, l'Etat limite ses importations. La suite logique est qu'il encourage la production nationale et l'investissement étranger pour palier les importations manquantes. C'est principalement les cadres du ministère de l'industrie qui en sont chargés et c'est ces cadres qui ont été limogés cette semaine! Alors pourquoi?

Une première réponse certes partielle nous sera donnée quand leurs remplaçants seront connus. Les déclarations et les décisions des prochains jours émanant du ministère permettront de connaître les vraies raisons de ces changements et surtout si les priorités en matière de politique de l'Etat ont changé ou pas.


Sans la rente pétrolière, l'Etat se doit de trouver sans grande casse des réponses aux difficultés économiques et financières qui se dressent devant lui. L'industrialisation par l'investissement national et étranger pourrait ne plus être retenue. La nouvelle équipe se chargera de nous en convaincre ! 

 Ils sont là  les soldats. Le lieutenant me demanda de lui préparer un café, je lui dis que je n’ai pas de sucre. Il rétorqua en m’ordonnant de voir mes voisins pour m’en procurer.
-         Je vais de ce pas t’en chercher quelques morceaux.
-          Zahra s’en alla en coup de vents, la voila de retour plus vite qu’elle n’était partie.
Elle remet le sucre  à Ouerdia en l’accompagnant de ses prières :
-         Que Dieu vous protège!
Ouerdia s’en retourna chez elle pour préparer  ce café tant désiré.
Le café prêt, elle tendit une tasse bien remplie à son mari qui feint la surdité. Elle l‘interpelle à plusieurs reprises à haute voix, Mokrane continuait de faire le sourd.
Le résultat est épatent, l’officier finit par admettre que Mokrane était un grand malentendant.
Ouerdia fit signe de la main imitant le geste d’une main qui porte une tasse à la bouche pour ingurgiter le précieux liquide.
D’autre part, Ouerdia ; par ce geste anodin, voulait éviter toute compromission, en cas de pépins de santé qui surviendraient à l’officier français dans les heures  qui viennent. On ne sait jamais, une grippe, une intoxication, et pourquoi pas un empoisonnement pourraient être payés chers  pour une simple tasse de café préparée pour un gradé de l’armée française. Les lois qui régissent une armée en temps de guerre n’échappent pas à notre dame qui pourtant affiche une mine naïve, et qui vit au milieu de groupes que l’administration coloniale affuble de « terroristes ».