samedi 1 juillet 2017

 Ils sont là  les soldats. Le lieutenant me demanda de lui préparer un café, je lui dis que je n’ai pas de sucre. Il rétorqua en m’ordonnant de voir mes voisins pour m’en procurer.
-         Je vais de ce pas t’en chercher quelques morceaux.
-          Zahra s’en alla en coup de vents, la voila de retour plus vite qu’elle n’était partie.
Elle remet le sucre  à Ouerdia en l’accompagnant de ses prières :
-         Que Dieu vous protège!
Ouerdia s’en retourna chez elle pour préparer  ce café tant désiré.
Le café prêt, elle tendit une tasse bien remplie à son mari qui feint la surdité. Elle l‘interpelle à plusieurs reprises à haute voix, Mokrane continuait de faire le sourd.
Le résultat est épatent, l’officier finit par admettre que Mokrane était un grand malentendant.
Ouerdia fit signe de la main imitant le geste d’une main qui porte une tasse à la bouche pour ingurgiter le précieux liquide.
D’autre part, Ouerdia ; par ce geste anodin, voulait éviter toute compromission, en cas de pépins de santé qui surviendraient à l’officier français dans les heures  qui viennent. On ne sait jamais, une grippe, une intoxication, et pourquoi pas un empoisonnement pourraient être payés chers  pour une simple tasse de café préparée pour un gradé de l’armée française. Les lois qui régissent une armée en temps de guerre n’échappent pas à notre dame qui pourtant affiche une mine naïve, et qui vit au milieu de groupes que l’administration coloniale affuble de « terroristes ».


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